Droit de réponse
Clarification des faits pour une meilleure compréhension
Suite aux vives réactions exprimées par la Confédération Paysanne dans le cadre du projet d’attribution de 170 hectares de terres agricoles sur la commune de Denée, la Safer Pays de Loire et la Fédération Nationale des Safer tiennent à apporter les précisions suivantes afin de garantir une compréhension objective des faits.
Un processus rigoureux et transparent
Lors de l’appel à projet pour ces 170 hectares, divisés entre 14 propriétaires dont 3 seulement étaient vendeurs pour 81 ha, deux projets ont été reçus par la Safer :
Projet 1 : porté par une dizaine d’agriculteurs locaux désireux de faciliter l’installation de trois jeunes agricultrices, de restructurer leurs exploitations dans un secteur non remembré et de se conforter de manière mesurée.
Projet 2 : porté par un agriculteur candidat à l’installation, Simon Coutant. Il devait être rejoint par la suite par 3 autres associés, également candidats à l’installation en cours de finalisation de leur parcours à l’installation.
Après analyse des candidatures et débat, le Comité Technique Départemental (CTD) n’a pas départagé les deux candidatures.
La décision du Conseil d’administration
Le Conseil d’administration, instance juridiquement compétente pour toutes les attributions Safer, s’est réuni le 24 septembre 2024. Le vote a eu lieu à bulletins secrets et la décision a été prise à une large majorité en faveur du Projet 1. Ce choix repose sur plusieurs critères importants :
- Restructuration foncière nécessaire :Dans ce secteur où le foncier est morcelé, il est crucial de consolider durablement les exploitations familiales, notamment dans le cadre d’activités d’élevage. Ce projet favorise la restructuration foncière et la pérennisation des échanges de culture en place depuis longtemps.
- Installation immédiate de jeunes agriculteurs: Le projet permet l’installation de trois jeunes agricultrices, contribuant ainsi à la relève générationnelle, un enjeu clé pour l’avenir de l’agriculture locale.
Par ailleurs, le Conseil d’administration a néanmoins reconnu la qualité et l’intérêt du second projet, et a demandé à ce qu’il soit accompagné par la Safer et que du foncier soit recherché pour une installation dans un calendrier correspondant avec la maturité de leurs projets.
Un respect strict des règles
Nous souhaitons rappeler que la procédure de sélection s’est déroulée dans le strict respect des règles et lois, incluant la consultation et le vote des instances compétentes, conformément aux dispositions légales.
La Safer réaffirme sa position de neutralité et son engagement en faveur d’un développement agricole pérenne et équilibré et sa mobilisation pour relever le défi démographique auquel notre agriculture est confrontée
La décision finale appartient désormais aux autorités de tutelle, qui disposent d’un délai d’un mois pour valider ou rejeter cette attribution si elle ne respectait pas les règles en vigueur.
Pour un avenir agricole durable
Face à ces défis, nous lançons un appel à l’apaisement et à un débat objectif et constructif, orienté vers l’avenir de nos campagnes. Il est essentiel de soutenir l’installation des jeunes agriculteurs et la Safer agit en ce sens.
Sur ce dossier, les solutions se construisent déjà concrètement :
- Trois jeunes agricultrices vont s’installer,
- Six exploitations seront confortées en vue de préparer de futures installations,
- Le tout, avec l’accord des propriétaires concernés,
- Enfin, les quatre jeunes agriculteurs du projet n°2 seront accompagnés par la Safer pour trouver des terres.
Le respect d’une décision prise démocratiquement
Nous regrettons que la Confédération paysanne n’ait jamais répondu à la proposition de dialogue de la Safer. Nous condamnons vivement la méthode mise en œuvre par les manifestants qui organisent le désordre public pour remettre en cause une décisions prise dans le respect des règles et lois.
Nous restons à votre disposition pour plus d’informations.